Terres d'écritures
 
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Livres d'artistes
André François, Alberto Guzmàn, Jean Miotte, Vincent Pachès, Jean-Loup Philippe, Marcelin Pleynet, Antonio Segui, Michel Sicard, Sylvie Ulmann
André François
Grand illustrateur, affichiste, peintre, sculpteur André François a expérimenté toutes les écritures. Ses œuvres sont présentes dans tous les grands musées; dans le domaine de l'édition, il a illustré des ouvrages de Prévert, Jarry, Vian, Queneau.
Depuis 1963, il collabore au New-Yorker et a réalisé des couvertures pour Télérama et le Nouvel Observateur.
Depuis une dizaine d'années, André François poursuit avec Vincent Pachès une expérimentation sur le texte et l'image particulièrement remarquable.
Le Corbeau
Nous habillons ce beau corps de noirs présages
alors qu'il n'y a pas de quoi en faire un fromage
Vincent Pachès
Alberto Guzmàn
Alberto Guzmàn, dans les gravures de "Monsieur le Monde", nous plonge dans une atmosphère onirique, de légèreté et en même temps d'inquiétude; son personnage recouvert de bandelettes, presque momifié, nous émeut par le traitement monochrome extraordinairement léger et rond...
Né au pérou, Alberto Guzmàn vit à Paris où il a été promu Chevalier des Arts et Lettres en 1989.
Il a obtenu le prix Antoine Bourdelle en France et plusieurs médailles d'or au Pérou. On peut voir ses oeuvres au Musée National d'Art Moderne de Paris, à la Collection Peggy Guggenheim à Venise, au Musée de Caracas au Vénézuela, au Musée Boca Raton à Miami aux USA et bien d'autres encore.
Il a réalisé nombre de sculptures en particulier pour le Parc Olympique de Séoul, une sculpture-fontaine en acier inox place Jeanne d'Arc à Paris, une sculpture montagne au plateau d'Assy. Sculptures aux USA et au Pérou.
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Jean Miotte
Jean Miotte commence à fréquenter les ateliers de Montparnasse à partir de 1947, il y rencontre, en particulier, le sculpteur Ossip Zadkine et le peintre OTHON Friesz. Il reçoit le prix de la Found Foundation à New-York et y rencontre les artistes Motherwell, Rothko, Calder avec le groupe de la Galerie Jacques Dubourg : Joan Mitchell, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle, il expose dans le Kunstverein de Cologne, puis à Stockholm et à Paris.
Il rencontre l'écrivain Chester Himes, à Paris, en 1962.
Il s'installe à New-York en 1978 et commence à travailler avec la Galerie Martha Jackson.
En 1980, Jean Miotte est le premier artiste occidentale à exposer à Pékin.
Fernando Arrabal crée des poèmes pour plusieurs de ses œuvres mais aussi Michel Butor, Michel Sicard, qui a écrit de nombreux ouvrages sur Alechinsky et Marcelin Pleynet; celui-ci donne une conférence sur Jean Miotte à l'Université de Columbia.
En 1997, a lieu la première rétrospective de son œuvre gravée ainsi que des livres bibliophiles, en Allemagne.
Raoul Ruis tourne "Miotte vu par Raoul Ruis", en 1998. (16mm, 110mm)
En 1999, Jean Miotte publie à la Différence "La rage de peindre, le geste qu'on porte en soi"; rétrospective aux Musées de Fribourg, de Amstelveen et Charleville-Mézières.
Sans titre, 1987, 65 x 50 cm
Vincent Pachès
Vincent Pachès, rédacteur, reporter et écrivain a réalisé d'innombrables reportages tant en France qu'à travers le monde.
Cet univers de la presse et de la publicité le conduira à éditer de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec des artistes : Roman Cieslewicz, Jean-François Bauret, André François, Sylvie Ulmann, Antonio Segui.

Papier buvard

Il s'était juré de tout écrire, il n'en a rien dit.
Les mots savon sont devenus des hérissons.

Rapporteurs : André François et Vincent Pachès

Jean-Loup Philippe
Jean-Loup Philippe dont l'enfance fut bercée par Jules Supervielle, Henri Michaux, Blaise Cendrars est aussi l'un des rares poètes contemporains à avoir été préfacé par Jean Tardieu.
"Monsieur le Monde" a été joué pour la première fois sur France Culture le 16 janvier 1986.
La distribution en était la suivante : Monsieur le Monde : Jean-Pierre Darras, le Docteur : J.P Cisife. Réalisation : Jean-Pierre Colas.
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Marcelin Pleynet
 
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Antonio Segui
L'éléphant
La folie de son poids ne le conduit jamais dans l'imprudence.
Dominateur, il s'égare parfois d'envies de se tromper.
Quand l'heure a sonné, c'est par pudeur qu'il regarde la mort en face.
Antonio Segui, né à Cordoba en Argentine, est un peintre de renommée internationale; il est présent dans les collections du monde entier ( Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas, Finlande et aux Etats-Unis-Museum of Modern Art de New-York et Solomon R.Guggenheim - au Brésil, à Cuba, en Iraq, au Japon, au Vénézuela et bien sûr en Argentine où il a été promu académicien.
Dès 1972, Antonio Segui opte pour un réalisme figuratif. Désormais l'homme commun va peupler ses toiles avec humour corrosif, une mélancolie tenace, une féerie de couleurs. Cet homme va promener ses états intérieurs et son déguisement arlequinesque jusque dans les moindres recoins des villes. Débusquant la joie ou le sordide, dialoguant même avec l'ombre.
Passionné d'édition originale, Antonio Segui publie des livres avec André Velter, Gilbert Lascaut, André Balthazar, J.-L. Borges, Jean-Loup Philippe, Vincent Pachès...
Michel Sicard
 
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Sylvie Ulmann

Ce que Sylvie Ulmann saisit à travers ses tableaux et ses dessins, c'est une absence fondamentale. Le modèle, même familier de l'atelier, n'est, derrière l'anonymat de ses lunettes, par-delà l'amas des lignes et les coulures de couleurs qu'un fantôme d'apparence.
Car ce qui retient le peintre, c'est moins l'identité toujours inacessible par le biais de l'image peinte que donner, grâce au ressassement du trait, corps au dessin ou à la peinture. Méthode proprement poètique et qui fait du portrait, genre si aisément académique, une expression évidemment contemporaine. comme ceux de Francis Bacon, comme ceux de Giacometti, les portraits de Sylvie Ulmann sont le récit d'une traque.
Mais ce n'est ni l'image figée d'un mouvement, ni la patiente construction d'un espace autour de la figure qui lui permettent d'appréhender la présence sensible du modèle. Son travail, c'est dans l'écriture même du pinceau, dans sa volubilité, dans ses soudaines crispations qu'il se définit. Véritable sysmographe de l'émotion face à cette présence qui se dérobe, le trait de Sylvie Ulmann, que ce soit dans ses dessins ou ses peintures, cherche moins à décrire un contour qu'à l'enfermer dans un réseau de résonnances. Cette prédominance de la ligne qu'elle soit imperceptible griffe du crayon sur le papier ou au contraire marque épaisse du fusain ou du pinceau est encore accentué par le registre de la couleur privilégiant les tons froids, étendus de manière fluide à la façon de rehauts d'aquarelle. Plus que le portrait modèle, c'est en fait le portrait du peintre qui se dessine dans cette approche inquiète de la peinture
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Daniel Abadie

studio di tessuto su sedia,
disegni cm 50 x 35